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Actualités

La FCPE des Ardennes organise son congrès départemental le 12 mai 2001 à Charleville Mézières salle Guy Canon (route de Warcq). à partir de 9 heures 45.

Après l'assemblée générale ordinaire aura lieu un débat sur la gratuité de l'éducation.

Georges Dupont Lahite, président de la FCPE, a confirmé sa participation.

Tous les adhérents sont invités.

La FCPE de Champagne Ardenne a rencontré le président du conseil régional, Jean Claude Etienne, le 19 mars pour parler de la gratuité dans les lycées : manuels, outils professionnels.

 

Plus sur la gratuité

13 mars 2001 : le plan de restructuration des infirmières scolaires est gelé.
Des créations de postes d'infirmières sont indispensables !

 

Plus sur la santé scolaire

Le communiqué de presse de la FCPE des Ardennes du 12 mars 2001

Les parents se mobilisent contre les fermetures de classe à Asfeld, Givet.

 

ARDENNES

 

Des nouvelles de Rimogne

Les résultats des élections

La rentrée 2001

Restauration scolaire : les idées de la FCPE marquent des points

Gratuité

La santé scolaire

Le budget 2001 de l'éducation nationale

Plan pluriannuel

 

 

 

 

 

 

 

La préparation de la rentrée 2001

13 février 2001

Trois idées permettent sans doute de caractériser la préparation de la rentrée :

- le saupoudrage de mesures, sans véritable projet : c'était déjà ce qu'avait dit la FCPE à l'annonce du plan pluriannuel ;

- une absence totale de concertation et une opacité de plus en plus grande de l'administration de l'Education Nationale malgré un discours de prétendue plus grande transparence ;

- des moyens nouveaux, mais en quantité beaucoup trop limités.

A quand un véritable débat sur l'école ?

 

La déclaration de la FCPE au CDEN du 6 février 2001

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Le ministère de l'éducation nationale

 

Dans le premier degré

Le ministère ne reprend que quatre postes d'enseignants dans le département : vu la poursuite de la baisse démographique, la situation aurait pu s'améliorer.

Mais seul progresse le chiffre fétiche de l'administration : le rapport élèves par enseignants.

Vingt six classes ferment.

Quatre ouvrent !

Vingt deux postes sont donc créés "hors classes", tous utiles certes, mais un débat sur les priorités aurait été indispensable !

Une moitié des fermetures aurait du être discuté : faut-il mieux, dans ces écoles, avoir des effectifs allégés ou avoir recours plus facilement à un remplaçant, à un conseiller pédagogique en musique ?

L'autre moitié ne relève même pas du débat : la fermeture va y entraîner des effectifs manifestement trop élevés, supérieurs à 25 par classe ou remettre en cause la scolarisation des enfants de deux ans.

Enfin, le Conseil Départemental de l'Education Nationale n'a pas été informé des demandes d'ouverture que l'Inspecteur d'Académie n'a pas cru utile de retenir, comme celle de Remilly Aillicourt par exemple où va être remise en cause la scolarisation des enfants de deux ans.

L'Inspecteur d'Académie a reconnu ne pas vouloir privilégier la scolarisation à deux ans en dehors des ZEP, et de certaines zones rurales dont les participants au CDEN ont eu du mal à déterminer desquelles il s'agissait. Mais le département est au dessus de la moyenne nationale pour le taux de scolarisation à deux ans ; seul ce chiffre a de l'importance pour l'administration !

 

Grandpré ! La fermeture prévue d'une classe à l'école de Grandpré n'aura pas lieu : ceci a été annoncé lors de la réunion du Conseil Départemental de l'Education Nationale : il faut dire que le conseil local FCPE avait déjà fait part de son mécontentement et que la fermeture y était incompréhensible !

A Remilly Aillicourt, la classe va être ouverte.

Des actions ont lieu à Givet, Asfeld


 

 

Dans les collèges

C'est sans doute là que l'opacité la plus large règne.

L'administration a abreuvé de chiffres pour démontrer sa bonne volonté et renvoyer, en ce qui concerne l'application pratique, aux conseils d'administration des établissements.

En résumé, les suppressions et créations de postes ne sont plus présentées au CDEN, mais seulement les dotations horaires globales des établissements ; c'est aux chefs d'établissement, avec l'avis de leur conseil d'administration de déterminer quels postes ils doivent créer et supprimer.

L'expérience dira si cela est positif. Des interrogations se font jour : quand sera-t-il si le solde des postes supprimés et créés n'est pas nul comme cela est prévu par le rectorat?

Là comme dans le premier degré, les besoins devraient être établis avant que ne soit décidé la répartition des postes entre département ! En ce qui concerne les dotations horaires globales, elles dépendent de la taille du collège avec des majorations en ZEP et en quartiers difficiles, des effectifs prévus et de la dotation des années antérieures.

Dans les collèges multisites, la dotation horaire globale est strictement identique à celle de l'année dernière à la demi-heure près, malgré des baisses d'effectifs annoncées.

Mais déjà, des informations reviennent des parents FCPE dans les conseils d'administration : à Buzancy-Grandpré, la baisse d'effectifs n'est qu'une donnée fictive; en fait plus d'élèves sont prévus. Cette erreur à la baisse est également le cas au collège Scamaroni de Charleville Mézières.

Mécontentement au collège La Fontaine, Le Lac, Turenne, Scamaroni, Bayard ...

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La déclaration de la FCPE au CDEN du 6 février 2001

La FCPE a toujours demandé que les effectifs des classes ne dépassent pas 25 élèves.

Ce n'est pas cette année qu'elle abandonnera cette revendication.

L'utilisation, telle qu'elle est faite, de la marge de manoeuvre un peu plus grande que les années précédentes, démontre à quel point des postes sont nécessaires pour satisfaire tous les besoins du département.

Le Conseil Départemental de l'Education Nationale doit faire l'inventaire de ces besoins.

La FCPE ne souhaite pas polémiquer sur l'utilisation des postes faite.

Elle dénonce cependant l'absence totale de concertation : les choix faits de privilégier les postes hors classes auraient pu résulter d'un débat large.

La précédente réunion du CDEN aurait du permettre d'établir les besoins, de dégager des orientations. Cela n'a pas été le cas. La préparation de la rentrée scolaire y a été abordée, sans que cela ne figure à l'ordre du jour, et s'est bornée à une information sur les critères de répartition entre départements.

La FCPE ne demande pas une baisse d'effectifs à tout prix. Elle avait d'ailleurs entendu avec intérêt Jack Lang dire le 20 juin 2000 : "Dans un certain nombre d'écoles, notamment en zone d'éducation prioritaire pour traiter les élèves les plus en difficulté, des expérimentations consistant à affecter plus de maîtres que de classes vont être conduites dès la rentrée."

Malheureusement, si cette question pourrait se poser dans un certain nombre d'écoles où les effectifs sont assez faibles pour vouloir privilégier un maître supplémentaire à une non fermeture de classe, dans d'autres écoles les effectifs seront manifestement trop élevés après fermeture, ou en l'absence d'ouverture - comme à Remilly Aillicourt - pour un travail correct : n'oublions pas que les chiffres donnés ne sont que des moyennes et que la répartition des élèves par classe suppose de prendre en compte des données pédagogiques ne permettant pas un partage exact entre toutes les classes, c'est à dire que des moyennes de 26 élèves par classe vont encore entraîner des classes de 30 !

Dans certaines écoles, les enfants de deux ans ne pourront plus être scolarisés.

Devant l'absence totale de concertation, la persistance de classes à effectifs trop élevés, la FCPE votera contre le projet de carte scolaire qui est présenté

 

 

 

 

 

 

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La restauration scolaire

Les idées de la FCPE marquent des points !

29 janvier 2001

Les enfants ne devraient payer que le contenu de l'assiette. Le service de restauration scolaire doit être un service public !

Le conseil général des Ardennes a entendu.

Lors du vote du budget 2001 du département, le conseil général a en effet décidé de prendre à sa charge le fond commun des services d'hébergement.

Ce fond est géré par la collectivité de rattachement : cette décision concerne donc les collèges du département. Il est destiné à couvrir un déficit accidentel du service d'hébergement d'un établissement, ainsi que le cas échéant, toute dépense nécessaire à la continuité de ce service.

Dans le département, il permet également le financement du transport de collégiens n'ayant pas de cantine dans leur collège.

Ce fond était abondé par une partie des sommes versées par les parents pour la restauration.

La FCPE se félicite bien évidemment de cette mesure et en remercie le conseil général.

La FCPE va poursuivre ses actions, contre tous les prélévements obligatoires sur la restauration scolaire qui augmentent le prix et allègent les assiettes: le FARPI, pour les personnels, et la participation aux charges communes des établissements.

La pétition contre les 22,5% prélevé pour le FARPI a fait du bruit : des parents sont même venus la réclamer au siège de la FCPE !

 

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Documents sur la restauration scolaire

 

 

 

 

 

 

 

La FCPE de Champagne Ardenne a rencontré le président du conseil régional le 19 mars 2001

mars 2000

Une délégation de la FCPE de Champagne Ardenne a rencontré le président du conseil régional, Jean Claude Etienne, le 19 mars, sur la question de la gratuité des équipements professionnels et des manuels scolaires.

L’entrevue a été cordiale, mais sans aucun engagement du Conseil Régional. La FCPE espère avoir été entendue.

L’entente sur les principes est bonne :

- C’est la gratuité qu’il faut. Le recours aux fonds sociaux entraîne des discriminations pour les jeunes, intolérables pour eux.

- La scolarité n’est obligatoire que jusqu’à 16 ans. Mais la généralisation de son allongement au delà de cet âge justifie la gratuité.

- Ceci devrait être du ressort de l’Etat, comme en collèges.

Par contre, quand la FCPE demande une initiative de la région, en l’absence de mesures rapides de l’Etat, comme le laisse craindre l’absence de publication du rapport Toulemonde, les réponses se font beaucoup plus évasives.

Si la région avance sur cette question cette année, cela sera connu en mai, au moment des décisions budgétaires modificatives.

Au fait, le rapport Toulemonde, c'est quoi ?

Vous savez, quand on veut enterrer un sujet, on crée une commission ou on demande un rapport.

C'est ce qu'a fait le ministre de l'Education Nationale du dossier de la gratuité. Il a engagé la concertation et demandé un rapport à Bernard Toulemonde, inspecteur général de l'Education Nationale. Ce rapport est déposé sur le bureau du ministre depuis novembre.

Depuis, silence radio. Il y a bien eu quelques fuites dans la Lettre de l'Education. Le Président Etienne a appris que la région Champagne Ardenne y était félicitée pour la "boîte à outil".

Mais le rapport n'est pas publié, et surtout, le ministre n'aborde plus le sujet !

Pour ajouter sa pierre au débat, la FCPE 08 a écrit au Ministre pour demander la publication de ce rapport.

 Des progrès ont été enregistrés en fin d'année scolaire dernière en terme de gratuité :

novembre 2000

 

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Certains collèges n'auraient pas assez d'argent pour écrire aux parents, alors les bulletins de note ne sont plus envoyés par la poste mais confiés aux enfants, au collège Jean Macé, à Nouzonville ... Certes, la dotation a été un peu juste, mais les parents s'intéresseront de près au compte financier et à tout excédent !

 

Le ministre a réaffirmé la gratuité des carnets de correspondance, l'illégalité de la demande de frais d'inscription ou de frais de correspondance. Pour plus de détails,cliquez ici.

En collège, l'Etat a versé une dotation dans ce but. Il ne doit donc pas y avoir de problème !

En lycée, la FCPE veillera à ce qu'aucun frais d'inscription ne soit prévu dans les budgets 2001.

Rappelons que les cotisations UNSS et FSE sont facultatives : ceci aussi est oublié dans certains établissements. Pour plus d'informations cliquez ici

Il en est de même pour les coopératives scolaires dans le premier degré.

 

A Givet, la direction du collège refuse le remboursement complet des frais d'inscription indûment perçus !

Elle prétend ne rembourser aux parents que 21 F aux familles qui ont versé 35 F en début d'année pour les carnets de liaison et les frais de correspondance.

Elle justifie sa décision par la dotation reçue de l'Etat qui correspond à 21 F par élève. C'est une méconnaissance totale de l'interdiction faite aux établissements de faire payer aux familles les frais de correspondance.

Le médiateur académique a confirmé à la FCPE cette interdiction.

 

 

 

 

 

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Santé scolaire

Février 2001

Le manque d'infirmières scolaires est souvent évoqué par les parents.

Les créations de postes médico-sociaux au budget 2001 pouvaient faire espérer au moins un poste pour les Ardennes.

Ce sujet a été mis à l'ordre du jour de la rencontre entre le Recteur et la FCPE de Champagne Ardenne le 13 janvier 2001.

Tenez vous bien : l'académie étant "favorisée" en la matière, elle n'aura, cette année encore, aucune création de postes d'infirmières. Seule consolation : deux postes d'assistantes sociales sont créés pour la région. Les infirmières vont être réorganisées : la distinction entre infirmières d'établissement et infirmières de secteur va disparaître, histoire de mieux répartir la pénurie. Les infirmières ne sont pas là pour faire des soins, mais pour la prévention et le dépistage et sont donc inutiles en permanence dans un établissement.

La FCPE a rappelé le rôle d'écoute capital des infirmières, les textes sur la pilule du lendemain... , mais a eu l'impression de parler dans le vide.

Le communiqué de presse de la FCPE des Ardennes du 12 mars 2001

Des créations de postes d'infirmières scolaires sont indispensables.

La FCPE (Fédération des Conseils de Parents d'Elèves) des Ardennes demande la création de nouveaux postes d'infirmières scolaires dans le département.

Une restructuration du service de santé scolaire est actuellement à l'étude par le rectorat.

Il ne s'agit en fait que d'une autre gestion de la pénurie qui risque de conduire à la désorganisation du service là où il fonctionne bien actuellement, sans répondre à la demande ailleurs : le temps que les infirmières passeront en déplacement ne sera pas consacré aux enfants !

Le préalable à une bonne rénovation du service de santé scolaire du département est la création de postes supplémentaires.

La FCPE des Ardennes a déjà écrit aux députés sur ce sujet. Philippe Vuilque et Jean Luc Warsmann sont intervenus auprès du Recteur. Mais c'est au Ministre de l'Education Nationale et à l'Assemblée Nationale qu'ils devraient s'adresser pour que des postes nouveaux soient créés.

La FCPE des Ardennes tient à témoigner son soutien aux infirmières scolaires qui manifestent ce mardi 13 mars devant le Rectorat à Reims et leur apporte leurs condoléances pour le décès de leur collègue du lycée Pierre Bayle.

 

ARDENNES

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Le communiqué de presse de la FCPE des Ardennes du 12 mars 2001

Documents sur la santé scolaire

 

 

 

 

 

 

 

Budget 2001 de l'Education Nationale

Novembre 2000

 

 

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Le budget de l'enseignement scolaire est en progression de 2,82%, la progression de celui de l'Etat dans son ensemble étant de 1,5%. Il est marqué par la création d'emplois, constituant ainsi une brèche dans le dogme du gel de l'emploi public.

Des créations de postes

Pas d'illusion cependant : quand le ministre annonce la création de 12 838 emplois budgétaires nouveaux : il y a 1700 postes d'enseignants (800 dans les écoles primaires et 900 dans le secondaire), 1675 postes de non enseignants et 700 postes d'assistants en langue (dont d'ailleurs le recrutement est difficile en particulier en anglais).

Le reste ne constitue pas des moyens nouveaux : heures supplémentaires transformées en postes, officialisation de postes existants.

Parmi les 1675 postes de non enseignants, il y a 300 postes de personnels de santé et social.

Pour se rendre compte, de ce que cela signifie par rapport aux besoins, disons que, si la répartition était uniquement fonction de la population de chaque département, cela ferait un poste et demi pour les Ardennes. Avis à tous les collèges qui réclament une infirmière !

Des crédits nouveaux de fonctionnement

Les crédits consacrés au fonctionnement et aux interventions bénéficient d'une augmentation de près d'un milliard de francs :

- Crédits pédagogiques pour la mise en œuvre du " brevet informatique et internet "

- 60 MF supplémentaires pour l'apprentissage des langues vivantes et la rénovation de l'enseignement des sciences à l'école primaire.

- Crédits pour la formation artistique et culturelle

- Des moyens pour la formation continue des enseignants et la mobilisation des corps d'encadrement sont également prévus

- La gratuité du carnet de correspondance en collège est reconduite ; pas de mesure nouvelle pour les lycées.

- 57 MF sont prévus pour le plan "Handiscol", qui prévoit de porter, au cours des trois années qui viennent, à 50 000 le nombre d'enfants et d'adolescents handicapés accueillis en milieu scolaire ordinaire.

Enfin la loi de finance prévoit l'extension des bourses destinées aux élèves méritants à la classe de première et le doublement de la prime de premier équipement versée aux familles des élèves de lycées professionnels.

 

L'avis de la FCPE

Un budget pour quel projet

A s'en tenir aux chiffres, ceux qui se contentent de moyens supplémentaires ont tout lieu d'être satisfaits. Encore qu'on puisse douter que les créations de postes budgétaires suffisent à elles seules à résorber les inégalités territoriales et à renforcer l'encadrement médico-social. Mais au-delà de l'énumération des crédits accordés ici et là, où est le projet politique ? Quelle est la politique d'éducation de ce gouvernement ? Ce souffle, cette dimension essentielle sont insuffisamment perceptibles. Ils ne correspondent pas aux attentes exprimées par les parents. La politique du Ministre manque d'élan : ne viserait-elle qu'à calmer les inquiétudes corporatistes et laisser finalement subsister des attitudes élitistes et inégalitaires ? La FCPE a toujours fait des moyens un outil subsidiaire au service d'un projet. A partir de ce budget, elle est donc fondée, de nouveau, à poser ces questions essentielles : - Quelle cohérence, quelles finalités le gouvernement assigne-t-il à un système éducatif dont la scolarité obligatoire se poursuit maintenant, de fait, bien au-delà de seize ans ? - Quelles initiatives prend-il pour que les voies professionnelle et technologique soient présentées et proposées aux jeunes comme d'autres projets d'excellence, alors que ceux-là même qui sont directement chargés de le faire, dans les collèges, dans les lycées, continuent d'en donner l'image de l'échec programmé ? - Comment, au-delà de la générosité théorique des textes, fait-il entrer dans les faits la place légitime des élèves et des parents dans la vie et le fonctionnement pédagogique des établissements scolaires et quelle place réelle est-il prêt à accorder, y compris en termes budgétaires, aux personnels ATOSS dans l'équipe éducative ? - Quelles missions assigne-t-il à l'innovation pédagogique pour qu'elle soit en mesure d'irriguer l'ensemble du réseau des établissements scolaires ? - Quelles conséquences en tire-t-il en matière de formation, de renforcement de la professionnalisation dans les IUFM, alors que près de la moitié du corps enseignant va être remplacée dans les dix ans qui viennent. Comment, in fine, traduit-il ces axes fondamentaux dans un budget dont la dimension pluriannuelle reste un mystère ? Le Ministre se contente d'un budget de moyens. La FCPE revendique un budget de projet.

 

 

 

 

 

 

 

Le plan pluriannuel

 

 

 

 

Résultats des mouvements des parents et des enseignants au printemps dernier, le plan pluriannuel pour l'éducation a été annoncé par le ministre le 15 novembre dernier.
En introduction, le ministre rappelle que "les objectifs affichés par la loi d'orientation de l'éducation adoptée en juillet 1989 n'ont, pour autant, pas été totalement atteints : l'effort de démocratisation de notre enseignement doit être accentué pour que s'instaure une véritable égalité des chances. Au surplus, l'ouverture grandissante de notre société sur le monde, l'émergence des nouvelles technologies de l'information et de la communication, l'explosion des connaissances scientifiques suscitent une demande accrue d'accès aux savoirs et à la formation et appellent notre système éducatif à se hausser à un plus haut degré d'exigence encore." Ce plan proclame une ambition : l'école républicaine de l'exigence et affiche deux objectifs primordiaux : la résorption des inégalités sociales et géographiques et l'assurance d'une réussite de haut niveau pour chacun.
"Le plan pluriannuel doit donc permettre de concrétiser les changements que cette haute ambition appelle, de l'école à l'université :
- pour l'enseignement scolaire, les modes d'élaboration et le contenu des programmes doivent être profondément rénovés ; la lutte contre l'échec scolaire dans le premier degré et au collège doit être renforcée ; la formation des maîtres doit être repensée ; l'innovation doit se voir encouragée à tous les niveaux ;
- pour l'enseignement supérieur, les premiers cycles doivent être réorganisés, au plan des méthodes comme à celui des contenus ; les grandes filières disciplinaires appellent toutes une rénovation ; l'ouverture internationale doit être favorisée, dans toutes ses dimensions.
" Ce plan comporte à la fois un plan de programmation des créations d'emplois et un plan de programmation des recrutements.
En ce qui concerne les créations prévues sur trois ans, il s'agit, pour les deux prochaines années de renouveler les créations de postes prévues au budget 2001 de l'éducation nationale.
En ce qui concerne les recrutements, le gouvernement veut créer "une véritable dynamique du recrutement, en anticipant sur les importants renouvellements que vont connaître les différents corps de fonctionnaires de l'éducation nationale au cours des années qui viennent, et en prenant notamment en compte les nombreux départs à la retraite d'ores et déjà prévus, les très importantes créations d'emplois que prévoit le plan et la situation de certaines disciplines qui accusent ou accuseront des déficits. Une fois engagée, cette dynamique a vocation à se prolonger au-delà de la durée du plan pluriannuel."
Les perspectives chiffrées et concrètes de recrutement à trois et cinq ans pour les principaux corps de fonctionnaires, enseignants et non enseignants doivent être publiées d'ici à la fin de l'année avec les ouvertures des concours 2001.
Dans le premier degré, le ministère de l'éducation nationale se propose de recruter, en cinq ans, 62 000 nouveaux enseignants du premier degré, contre 46 000 au cours de la période 1996-2000.
Dans le second degré, ce seraient 88 000 recrutements nouveaux, correspondant à une augmentation des postes offerts aux concours externes de 25 % entre 2000 et 2003 et de 50 % entre 2000 et 2005. Sur la période 2001-2005, en outre, 37 000 postes seront offerts pour la promotion interne et pour la résorption de la précarité. Pour les IATOSS, le nombre de postes mis au concours progresserait de 45 % avec une augmentation exceptionnelle, pour la filière sanitaire et sociale, de 126%. Des mesures sont également prévues pour l'enseignement supérieur.

 

Des interrogations !
"Le plan pluriannuel doit donc permettre de concrétiser les changements que cette haute ambition appelle" N'y-a-t-il pas urgence à engager un vaste débat démocratique sur ces changements ? Les enseignants qui vont être recrutés dans le cadre de ce plan travailleront jusqu'en 2030-2040 ! Ils formeront des jeunes qui, pour certains d'entre eux, exerceront leur activité jusqu'à la fin du XXIe siècle ! Quelle formidable occasion de remettre à plat le fonctionnement d'ensemble de l'école ! N'y-a-t-il pas urgence à repenser la formation des enseignants ? La gratuité est une des conditions du recul des inégalités. Pourquoi ce plan ne l'aborde pas ? Pourquoi ne pas prévoir la gratuité de la scolarité de 3 à 18 ans ?

 

 

 

 

 

 

 

Rimogne

 

Rendez vous est pris en novembre 2001 avec le Conseil Général pour étudier, sur place, les travaux à effectuer au collège. Des crédits seront débloqués.

Telle est la conclusion d'une entrevue entre les parents FCPE du collège et le Président du Conseil Général.

Mais il en aura fallu des actions et de la ténacité aux parents pour qu'enfin leur collège soit pris en compte.